Daniel Brothier musicien | Brotski Beat

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LES BINTJES, CONCERT PERFORMANCE MUSICO-CULINAIRE

 

Nous proposons au public une rencontre entre cuisine, sons et musique, proposition de double rencontre, entre d’une part un musicien, un DJ, et un cuisinier, et d’autre part le public.


 

 

Afin d’initier nos idées dans une orientation artistique, musicale et culinaire, et désireux de solliciter la perception et les diverses sensations ressenties par l’auditoire, nous vous proposons de prendre connaissance de ce projet, dans un contexte lié à la notion de performance musico-culinaire, de gastrosophie de gouttière, et dans le cadre d’un concert-dînatoire avec les BINTJES.

 

Deux performances sont montées en juin 2006 et 2007, pour l’association les CAFTEUSES à Beaumont près de Clermont-Ferrand, nous jouons également dans des fêtes privées depuis 2007.

L’idée est d’encourager le public à découvrir et à participer à la performance des BINTJES, de lui donner envie de manger et de déguster les préparations apéritives de Luc VERNEY CARRON, et d’écouter les sons et les morceaux de musiques construits en direct par Daniel BROTHIER et DJ MUSH. Les deux protagonistes assurent un set house et funk, de 45 minutes après la performance des BINTJES.

ECOUTER, VOIR

http://lespiedssouslatable.free.fr/index.html

http://www.mushegps.com/BloomMix09.mp3

http://www.myspace.com/mushegps

LES BINTJES

L’idée est d’encourager le public à découvrir et à participer au concert performance des BINTJES, de lui donner envie de manger et de déguster les préparations apéritives et culinaires de Luc VERNEY CARRON, et d’écouter les sons et les morceaux de musiques construits en direct par Daniel BROTHIER sur le mix de DJ MUSCH.

Nous mettons en valeur, sur une scène, un cuisinier à l’œuvre dans l’élaboration de vraies recettes.


Avec un système de captation, via des micros HF placés sur les bras du cuisinier, et quelques microphones dynamiques spécifiquement installés nous faisons écouter en direct les sons issus de la création et de la fabrication de ces recettes.

Ces sons, mélangés à des boucles préalablement préparées, sont aussi traités en direct, dans des effets et un échantillonneur.

 

Nous privilégions l’écoute, la création en direct de nouveaux climats, et la réceptivité aux images visuelles et sonores ainsi crées, de nouvelles formes musicales et bruitistes apparaissent alors sous une forme improvisée. Nous proposons donc au public une double rencontre entre cuisine et musique.


Un cuisinier fait de la musique.

Un musicien et un DJ font de la cuisine.

Un cuisinier joue des notes et des rythmes.

Un musicien et un DJ jouent des papilles et des fourchettes.

Un cuisinier met les petits plats dans les sons.

Un musicien et un DJ mettent les petits sons dans les plats.


Notre proposition éveille et met en pratique une mise en bouche musicale, avec un concept d‘échange avec le public, de relation communicative, hédoniste et ludique.

Même si manger repose sur un moment immuable, ce peut être un petit acte déterminant pour un spectateur, et d’autant plus au sein de notre installation, en montrant sur une scène un cuisinier et des musiciens à l’œuvre.

 

Le dispositif scénique comprend un espace sur lequel les trois artistes évoluent les uns avec les autres et construisent la soirée, avec d’un côté, un coin cuisine, de l’autre côté un coin musique. Le but est de faire dialoguer les interprètes, de les sonoriser, de les mixer ensemble, et dés que les recettes sont prêtes, de les offrir immédiatement et directement au public.

Toujours dans cet esprit, notre intention est aussi de rapporter et contextualiser des odeurs, des sensations olfactives, des senteurs, des goûts, et des sons d’ustensiles de cuisine et de fabrication de plats cuisinés.
En réalisant un concert-performance dînatoire ouvert, et en incluant le dispositif culinaire vous avez LES BINTJES.


Au moment de l’apéritif nous proposons au public une petite dégustation. Dans de petits verres, vin blanc et fruits de saison sont mélangés dans un mixeur, l’idée est de capter le son du mixeur dans un micro pour le diffuser dans la salle, de mixer les sons en direct pour créer une cellule amplifiée et diffusée, de jouer des breaks de saxophone, et de proposer le tout au public.

En direction des enfants, et des gourmands, nous jouons et faisons une préparation de pop corns et proposons ensuite une dégustation. Nous reprenons avec des micros le son du maïs qui cuit et qui vient frapper sous le couvercle de la casserole dans laquelle il se transforme.

 

Ensuite nous intervenons également sur deux polarités, l’une axée sur les mélanges de sons, les sons de saxophone, des bruits de souffles et de clés, et des sons triggués de synthétiseur analogique, des effets, des sonorités numériques traitées en direct via les ordinateurs.

D’autres ambiances sont corrélées aux tintements des fourchettes et des couteaux, au claquements sur une planche, aux craquements du casse-noix, au pop caractéristique du tire bouchon, au raclement de la râpe à fromage, à la montée de son électrique du mixeur…

 

« Concept, inter média, (…) qui fait de la transgression des limites entre les diverses formes culturelles une chose essentielle, unique rapport possible entre les diverses activités artistiques qui se fondent les unes sur les autres. »

Dick Higgins


LUC VERNEY-CARRON, LES PIEDS SOUS LA TABLE

http://lespiedssouslatable.free.fr/index.html


Luc VERNEY CARRON, diplômé de l’école hôtelière les Diguières de Grenoble, cuisinier, créateur et auteur d’une trentaine de livres de recettes, photographe et styliste culinaire travaille pour les agences et les photographes Marc Peverelli, Studio Caterin, Nomades, Studio Digital Gutenberg, Studio 36. Il collabore régulièrement à des campagnes pour des calendriers du Packaging, et pour la publicité, et est également à l’initiative du projet électro-culinaire les BINTJES.

OLIVIER MUTSCHLER

Olivier MUTCHLER (aka Mush) est né à Cannes en 1981, et découvre le djing au milieu des années 90 via Underground Resistance et Jeff Mills. Il commence à organiser des raves parties en région Rhône-Alpes avec des amis et différents collectifs lorsqu’il a 15 ans, et joue alors en clubs, soirées plus underground et divers autres endroits, des disques house, techno et électro. En 2001, il anime une première émission de radio sur Loire FM avec le DJ de Hip Hop stéphanois Drop, et rejoint la même année Eric C, aka Trackmob, gérant du Snüg Record Shop à St Etienne, pour son show hebdomadaire sur Radio Dio.

 

Il collabore en 2006 avec la compagnie de danse contemporaine “Teatri Del Vento”, et compose la bande originale du spectacle  « Caricias » (joué en France, Italie et Amérique du Sud), avec un mélange de musique minimaliste, électronique et contemporaine. Son travail en tant que producteur est influencé par la techno de Détroit des années 90, représentée par Stacey Pullen ou Kenny Larkin, et a abouti à la sortie d’un maxi vinyle sur l’un des premiers labels russes influencés par la musique de Détroit, Etiku World Records, basé à Saint Petersbourg.

 

Deux autres maxis sortent sur le label du producteur hollandais Orlando Voorn, NightVision Records, avec des remixes du légendaire producteur de house de Chicago Chez Damier ainsi que Voorn lui-même.

Mush a également remixé le titre “Game One”, classique de la techno de Détroit (produit par Juan Atkins et Orlando Voorn en 1994 sur Metroplex), qui sort également sur le label de Voorn. Il est aujourd’hui toujours résident dans différents lieux à St Etienne, mixant trip hop, jazz, soul, house ou une techno plus dancefloor sur 3 platines et laptop, anime l’émission Teknology Show sur la webradio anglaise Alta Ego et joue régulièrement en live avec  le duo BLOOM. Il distille pour les BINTJES samples et boucles rythmiques, à déguster sans modération.

http://www.myspace.com/mushegps

http://www.myspace.com/sharivarirecords

EXTRAIT D’ENTRETIEN

Emmanuelle COLIN/Daniel BROTHIER

E C : Quelle est la raison qui te conduit à travailler avec un cuisinier ?

D B : Eh bien, l’homme moderne est avant tout nomade, et tout en s’interrogeant sur la constitution de ce projet-spectacle, il est important de s’allier avec des membres d’autres disciplines.
Faire rhizome pour résonner avec d’autres et pour mieux connverger avec ce noyau constitué d’un musicien-compositeur fabricant d’images sonores et d’un cuisinier créateur de sons de goûts et d’odeurs.


E C : Comment imagines tu la proposition musicale ?

D B : Une création mixte incluant le dispositif culinaire proposé par Luc Verney CARRON et une performance musicale jouée en direct avec des saxophones et des machines, et avec l’apport house et électronique de DJ MUSH aux platines et au lap top.

Amplifier et mixer le tout, avec du groove, des sons d’ustensiles de cuisine et des allers-retours hédonistes et olfactifs, construits avec le public.

 

Ensuite, initier deux polarités, d’une part axée sur une proposition sonore concrète et improvisée et sur des sons fixes et horizontaux. Par exemple, les ambiances musicales et les bruits du souffle sont corrélés aux bruissements des autocuiseurs, petites machines à vapeur miniature.

Inclure une partie « live » de morceaux spécialement composés pour la performance, et une partie mix dans laquelle nous reprenons et recréons des morceaux de musique et des chansons liées aux thèmes de la cuisine et du goût.


E C : En résumé, des reprises et des créations ?

D B : Oui, improviser créer, remixer et ré-éditer, le tout dans l’idée d’offrir à manger au public. Lui faire découvrir, écouter et gouter la cuisine de Luc Verney Caron dans un contexte électronique laissant une grande part conjointement à l’improvisation.

E C : Quelle type de cuisine proposez vous ?

Précisément et dans un ordre chronologique nous avons : Un apéritif de fruits de saison et de vin blanc.
Une mise en bouche de noix de cajou, et de crème de betterave rouge et fromage de chèvre.

 

Un en cas, constitué de cuisses de grenouilles et destiné à ouvrir et à aiguiser  l'appétit de l’auditoire. Puis, à destination des enfants, des pop corns bien caramélisés. En ce moment, le plat principal est une paëlla avec des gambas, des moules et de la lotte.

 

E C : Alors quel style de musique est alliée à cette proposition culinaire ?

Notre idée principale est de jouer une musique qui groove. Il y a des moments ou les sons des ustensiles de cuisine sont en avant, et d’autres moments plus house et électro ou ces ambiances culinaires sont étroitement mêlées à la musique.

Il y a quelques passages acoustiques où nous improvisons sur des sons de découpes très rapides et très saccadés de légumes, moments intéressants à regarder et à écouter en même temps.

 

Il y a des moments funks ou les sons des préparations sont bouclés et inclus dans des sons et des rythmes crées en direct.

L’influence des résonances, des effets de réverbération et de Delay nous relie à un climat expérimental proche de l’univers du Matthew HERBERT de la fin des années 90, période pendant laquelle il utilise lui-même, les couleurs et les sons qu’il entend dans sa cuisine.

 

Résonance des verres à pied, bruits de mise en marche de robots, supports de frappe métalliques et en bois, bruits de cuissons, etc.

La répétition et les petites variantes sont alors induites par le dispositif musical lui-même, et par l’installation, et par les boucles.

Bien évidemment, notre installation dépend aussi de l’accueil du public, des changements de perspectives et de longueurs sont prévisibles, l’importance des détails induit également une modification et une évolution de la performance sur la durée.


E C : Comment désirez vous vous inscrire dans un contexte de scène ?

D B : Ce qui il y a d’intéressant dans ce contexte, c’est de réunir ce qui sonne, ce qui se goutte, et ce qui se crée dans l'air en improvisant. L'hédonisme nous permet de créer une soirée originale et ludique. Dans ce savant désordre l'idée est d'éveiller l’émotion et les sens en transformant l’environnement habituel lié à la scène.

 

E C : Emmener le public et faire vivre le projet dans le temps...

D B : On a tous au fond de soi le désir de rencontres et de se mêler aux autres en expérimentant et en créant de nouveaux rapports communs. Pour évoluer, le projet doit aussi rester ouvert et pour l’enrichir il faut le laisser grandir ne pas le formaliser trop rapidement.

 

E C : Comme expérimenter et passer à l’acte.

D B : Oui, mais aussi prêter une grande attention aux détails, car si les petites choses semblent toujours les mêmes, elles sont à chaque fois en perpétuelle transformation (G. Deleuze).

Quand elles se répètent, les boucles de sons, les odeurs et les sensations, n’ont pas exactement le même sens. L’environnement extérieur et les spectateurs-convives viennent invariablement modifier l’écoute, la sensitivité et la forme dans un changement de perspective.

Dans ce cas, les accidents sonores (J. Cage) et les répétitions amènent presque toujours des idées nouvelles et produisent intrinsèquement une forme concrète de groove et de boucle.


E C : En entrainant le monde et le public autour de vous ?

C’est l’idée principale, même si manger peut être un petit moment très important, et d’autant plus au sein de notre proposition culinaire. Notre concept est une Mise en bouche musicale, d‘échange avec le public, de relation communicative et ludique.
"Pour que ça se mette à exister"
(J. L. Godard).

Rematérialiser l’acte de manger, et de se nourrir, écouter et sentir la musicalité dans les mouvements d'un cuisiner, voir et entendre un musicien et un DJ à l’œuvre sur une scène et dans un espace dédié à la cuisine, s’amuser avec le public….